22.7.26

poemes de paul schneider, dáns bulletin aphavin

Voici la retranscription textuelle par AI.

## Document 1 : *Le Rondel de la Rose*
**LE RONDEL DE LA ROSE**
*À Nguyễn-hiến-Lê et Paulus Hiếu*
La main qui a donné la rose
En garde toujours le parfum,
Essence d’un printemps défunt
Et suave métempsycose.
Vienne l’hiver âcre et morose,
Odeur de bois mort et d’embrun,
La main qui a donné la rose
En garde toujours le parfum.
Princesse de légende rose,
Sorcière, gitane au sein brun,
Quel cœur te prit, don opportun ?
Qu’importe ta métamorphose ?
La main qui a donné la rose
En garde toujours le parfum.
**PAUL SCHNEIDER**
**À DEUX VOIX**
**POÈMES**
*(Annotation manuscrite au bas de la page :)*
*Ấn Quán NAM HƯNG*
*165, Bd de la Somme Saigon*
## Document 2 : *Le Râle d’Eau*
**LE RÂLE D’EAU**
*(Adaptation de la poésie : « Con cuốc » attribuée à NGUYỄN-CÔNG-TRỨ)*
Quelle voix crie ainsi, accents mélancoliques
Dans les airs suspendus, sans jamais se lasser ?
Est-ce ton âme, ô roi, de ton pays chassé
Par le péril des eaux, qui revient nostalgique ?
Les cinq veilles durant, des nuits d’été tragiques,
Sans arrêt se répand le sang à flots pressés ;
L’âme rend sans fin son dernier souffle angoissé,
Le long des six quarts sous la lune maléfique.
Veux-tu donc l’invoquer, ce printemps révolu,
Dont ton cœur garde encor le regret superflu ?
Ou bien, rêvant tout haut, n’est-ce pas que se dresse
L’obsédant souvenir de ton pays perdu ?
Et la nuit s’éternise et l’appel éperdu,
Et le cœur du passant s’est gonflé de détresse.
**Mi-Automne**
*“Nguyệt quang như thủy, thủy như thiên”*
La lune étincelait, limpide comme l’onde
Et l’onde étincelait, pure comme le ciel.